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L'État au chevet de la cathédrale d'Amiens : 40 années de travaux (1980-2020)

Propriétaire de Notre-Dame d’Amiens depuis la période révolutionnaire, l’État, par l’intermédiaire de la Direction régionale des affaires culturelles Hauts-de-France (DRAC), assure l’entretien et la restauration de cet édifice pluri-centenaire.

Dans le cadre des commémorations des 800 ans de la cathédrale, la DRAC Hauts-de-France publiera, pour les Journées Européennes du Patrimoine 2020, un ouvrage retraçant les 40 années dernières années de travaux sur l’édifice symbole d’Amiens.

Depuis deux siècles, la cathédrale a fait l’objet de nombreux travaux, d’ampleur plus ou moins importante, visant à assurer sa pérennité. S’ils furent modestes au début du XIXe siècle, l’arrivée de Viollet-le-Duc comme architecte va grandement multiplier l’importance des interventions sur l’édifice, donnant à Notre-Dame le visage que nous lui connaissons aujourd’hui.

Si quelques obus l’atteignirent durant la Première Guerre mondiale, la cathédrale sort du conflit globalement indemne, à la différence de la ville d’Amiens, en grande partie détruite. La perte la plus irrémédiable se produit juste après la fin de la guerre, en 1920, lorsque l’entrepôt parisien dans lequel les vitraux avaient été mis à l’abri des combats fut détruit par un incendie. Lors du second conflit, là encore, la cathédrale est épargnée par les bombardements.

Après une première grande campagne dans les années 1970, avec notamment une intervention sur les charpentes et la flèche, l’État, au début des années 1990, lance d’importants travaux de restauration sur la façade occidentale, qui voient l’utilisation pour la première fois sur les sculptures des portails de la technique de désincrustation photonique au laser. L’enlèvement de la couche de salissures accumulée depuis des dizaines d’années révèle les vestiges de la polychromie originelle, qui sera remise en valeur par la lumière à l’occasion du spectacle son et lumière « Amiens, la cathédrale en couleur ».
L’État a par la suite poursuivi ce gigantesque chantier de reviviscence des façades de l’édifice, dont la dernière tranche en date s’est achevée en 2018 avec la façade sud de la nef.

Pour 2020, Notre-Dame d’Amiens sera libre de tout échafaudage extérieur pouvant empêcher d’admirer sa silhouette, mais cela ne veut pas dire que les travaux s’arrêtent. En effet, au-delà des traditionnelles interventions courantes pour l’entretien de l’édifice ou des objets mobiliers et des décors qui y sont conservés, l’État lance deux chantiers de restauration.
Une intervention de courte durée est programmée sur les gisants de bronze des évêques fondateurs de l’actuelle cathédrale, dans la nef, tandis que le Grand Orgue va bénéficier d’un chantier d’une bien plus grande ampleur. Cette intervention, nécessitant un échafaudage occupant toute la travée, rendra donc l’instrument invisible pendant les célébrations de l’octocentenaire, et sera dissimulée par une bâche en trompe-l’œil.

Afin de mettre en valeur le travail réalisé depuis les 40 dernières années, tant sur la restauration que sur l'entretien courant de la cathédrale d'Amiens, la DRAC Hauts-de-France va publier un ouvrage présentant les grands et les petits chantiers menés sur l'édifice.
Il s'agira de montrer au grand public, dans une publication accessible à toutes et tous, qu'au delà des échafaudages visibles de tout le monde lors des grandes phases de restauration sur le bâti, il y a tout un travail quotidien, plus invisible mais tout aussi indispensable, permettant de transmettre aux générations suivantes ce joyau de l'architecture française.

En plus d'une version numérique accessible depuis le site de la DRAC Hauts-de-France, cet ouvrage sera publié en version papier, disponible gratuitement, dans la limite des stocks.

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Lieu :
DRAC Hauts-de-France
Horaires :
Du 18/09/2020 au 28/02/2021
Organisé par :
DRAC Hauts-de-France
Tarif :
Publication gratuite à tirage limité
S'adresser à mickael.courtiller@culture.gouv.fr
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